Monsieur Käser, quelle est votre fonction auprès de HUTTER Machines de chantier ?
Chez nous, sur le site de Wangen, je suis responsable de divers secteurs. Je suis responsable de la succursale, dirige les services à l’extérieur, m’occupe des conseils techniques de la clientèle et règle la disposition ainsi que les commandes de machines neuves et d’occasion (par exemple de grandes et mini pelles de Kubota et d’autres fabricants). Pratiquement comme un couteau suisse (le sourire en coin).
Quelque chose de personnel : Depuis quand travaillez-vous déjà auprès de Hutter Machines de chantier et comment y êtes-vous arrivé ?
Je suis chez Hutter Machines de chantier depuis 1998 – donc depuis plus de 20 ans dans cette entreprise. Hansruedi Niederhäuser – vendeur de machines de chantier chez Hutter depuis 1986 déjà – m’a fait une demande à l’époque. Le travail m’a intéressé et j’ai dit oui. Le fait que j’y travaille encore aujourd’hui témoigne par lui-même de cette formidable entreprise.
Combien de personnes travaillent sur votre site ?
En ce moment, ce sont 17 personnes qui sont actives chez nous, à notre succursale de Wangen an der Aare.
Parlons donc de votre succursale. Quels genres de travaux y sont effectués ?
D’un côté bien sûr la préparation et livraison de pelles neuves et autres machines. Mais nous exécutons principalement un large éventail de réparations sur toutes sortes de pelles et autres machines de chantier – dans l’atelier ou en montage. De plus, nous prenons en charge les demandes de pièces détachées que des clients veulent acheter pour leur stock.
Comment procédez-vous lorsqu’une demande de réparation arrive ?
Monsieur Bütikofer prend tous les appels téléphoniques arrivants et les transmets – selon le genre de demande – à moi ou à l’atelier. Selon la demande du client, nous décidons de la marche à suivre.
Est-ce que vous travaillez avec des contrats de maintenance fixes ou est-ce que la plupart des demandes sont spontanées ?
La majeure partie du temps, nous sommes confrontés à des ordres réguliers mais des demandes spontanées arrivent tous les jours.
À quoi ressemble une intervention « normale » ?
Une intervention « normale » comprend des travaux de maintenance chez le client, sur un chantier ou à son magasin. Je voudrais mentionner à cette occasion le fait que l’intervention « normale » n’existe pas. Ce sont toujours de nouveaux défis que nous devons relever.
À quels défis êtes-vous le plus confrontés ?
Nous ne connaissons pas de grands défis, seulement des situations … (le sourire en coin)
La plupart des réparations peuvent-elles être effectuées sur place ?
C’est avec fierté que je peux vous répondre : oui. La plupart des travaux de remise en état peuvent être effectués sur place. Si, pour une fois, cela ne devait pas être le cas, nous avons l’avantage que nos machines sont de construction très compacte. Ainsi, en cas d’urgence, il est sans autre possible de les transporter dans notre atelier.
Cas d’urgence, parlons-en justement. Y a-t-il beaucoup de cas d’urgence et si oui, lesquels ?
Comme cas d’urgence, on peut certainement désigner un dommage aux tuyaux hydrauliques avec perte d’huile, par exemple au grappin. Si cela arrive, à ce moment-là, rien ne va plus. Des chenilles déchirées doivent aussi être à nouveau remises en état le plus rapidement possible. Ces deux cas de figure se présentent de temps en temps.
Quel fût l’ordre le plus passionnant que vous ayez dû exécuter jusqu’à présent ?
Je m’en rappelle bien. Ce fût le changement d’une pompe hydraulique à une pelle de 5 tonnes au restaurant de montagne Schwarenbach am Gemmiweg à Kandersteg. J’ai dû charger la totalité des outils et divers matériaux dans la télécabine. Ensuite, j’ai été amené au Schwarzenbach avec un quad muni d’une remorque. Mis à part la vue exceptionnelle, la chose la plus passionnante fût de voir si j’avais pensé à toutes les pièces de rechange et tous les outils qui étaient nécessaires pour cette réparation. Car aller rechercher quelque chose d’oublié, n’était tout simplement pas possible.
Pouvez-vous raconter une ou deux anecdotes drôles sur votre travail quotidien ?
Il y a tout le temps quelque chose dont on peut sourire. Typiquement, c’est le cas où lorsqu’on veut résoudre un dommage ou une fonction défaillante grâce à de simples moyens. Le client est toutefois persuadé qu’il s’agit d’un problème grave et qu’il doit acheter des pièces détachées onéreuses. Lorsqu’après, nous sommes chez le client, devant la machine de chantier, on constate qu’il ne s’agit effectivement que du petit point dont on avait parlé au début. Finalement, nous pouvons dans ce cas-là, remédier à la panne rapidement et le client est heureux.
Voudriez-vous partager avec les lecteurs quelque chose de particulier, sur votre travail p. ex. ?
La profession de mécanicien sur machines de chantier est une des professions les plus polyvalentes en soi. Il se peut que le matin, on se retrouve confronté à une défectuosité électronique ou hydraulique sur un grappin, le même jour on soude des pièces ensemble ou doit remettre droit un marteau. C’est toujours passionnant et surprenant, ce qui nous attend.
Merci beaucoup pour cet entretien passionnant.